Aller au contenu principal
30 June 2015

Guide d'achat du matériel de l’astronome amateur par Bastien Foucher

En partenariat avec

Maison de l'Astronomie

Voici un extrait de l'article écrit par notre guide Bastien Foucher.

L'observation du ciel a toujours fasciné l'homme. A l'aide d'un matériel adapté, elle est aujourd'hui à la portée de tous. Découvrez les conseils avisés de notre guide Bastien Foucher sur l'achat de matériel pour astronome amateur.

     

"Entre les images d’Hubble et celles d’astrophotographes reconnus qui circulent sur Internet, l’annonce de nouvelles découvertes, vous êtes de plus en plus nombreux à vous intéresser à l’astronomie. Pour passer enfin à la pratique et assouvir votre passion, l’achat d’un instrument est une première étape à franchir. Mais mieux vaut ne pas vous tromper : le bon instrument n’est ni le plus cher, ni le plus gros, mais celui qui est souvent utilisé. Et depuis l’arrivée de constructeurs chinois sur le marché il y a environ 15 ans, l’offre disponible est devenue pléthorique. Il est assez difficile pour une personne non avertie de s’y retrouver.

Avant de vous lancer, il est indispensable d'avoir ces quelques règles en tête. Ne pas les respecter signifierait acheter un mauvais instrument qui ne servira jamais.

Quelques règles essentielles à suivre :

- Première règle : pas d'achat en grande surface Evitez d’acheter votre matériel en grandes surfaces. Même si l’offre est tentante, surtout pendant la période de Noël. Orientez-vous plutôt vers des magasins spécialisés, vous y serez très bien conseillés, et les instruments vendus seront de bien meilleure qualité. Certains magasins offrent même les frais de ports si vous achetez par correspondance.

- Deuxième règle : attention aux chiffres Méfiez-vous des chiffres. Le chiffre le plus fréquemment mis en avant est le grossissement. Avoir un instrument qui grossit 400 fois ou 800 fois ne sert absolument à rien en astronomie, à moins d’avoir des conditions météo exceptionnelles et un instrument de grande qualité parfaitement réglé.

- Troisième règle : électronique VS optique Méfiez-vous également de l’électronique. Le perfectionnement technologique d’un instrument se fera toujours au détriment de sa qualité optique, à moins d’y mettre le prix.

     

L’observation visuelle est la discipline la plus accessible financièrement. Tous les grands astronomes et tous les astronomes amateurs sont passés par là. Vous apprendrez les constellations, vous vous promènerez sur la Lune, contemplerez les anneaux de Saturne ou admirerez de brillants amas d’étoiles… Vous découvrirez aussi que la nuit, ce ciel étoilé qui nous paraît inerte, déborde pourtant d’activité.

 - L’équipement de base : deux équipements sont essentiels pour pratiquer l’astronomie visuelle : une lampe frontale rouge et un atlas céleste (ou un ouvrage sur la découverte de l’astronomie). La première ne vous éblouira pas la nuit, et vous garderez ainsi votre vision nocturne. Le second vous permettra de vous repérer la nuit, ou de vous suggérer quelques balades célestes. L’ouvrage « Astronomie, le guide du ciel nocturne » aux éditions Delachaux et Niestlé est une référence dans les ouvrages d’initiation.

- La règle essentielle : en observation visuelle, le chiffre à privilégier sur un descriptif d’instrument est le diamètre. Plus un instrument aura un diamètre élevé, plus il collectera de la lumière, et plus les objets vous apparaîtront brillants et évidents.

- La pollution lumineuse : pour réaliser des observations de qualité, vous devrez vous éloigner de la pollution lumineuse des villes. Faites une recherche sur internet pour trouver des cartes de pollution lumineuse. Si malgré tout vous ne pouvez pas observer depuis un endroit préservé, rien n'est perdu. La Lune, Venus, Mars, Saturne et Jupiter sont suffisamment lumineuses pour êtreobservées même en pleine ville.

     

S’approcher des photos d’Hubble : c’est ce que vous permettra l’astrophotographie. Mais un équipement ne vous permettra pas de réaliser tous les types d’images. C’est comme avec les objectifs photos : n’espérez pas faire de la photo animalière avec un objectif grand angle.

L’astrophotographie, c’est pareil : pour chaque type d’image, il vous faudra un équipement spécifique. Car il existe une multitude d’objets dans le ciel : des petits qui nécessiteront beaucoup de focale, des très grands qui demanderont moins de focale, des lointains qui demanderont beaucoup d’heures de poses, des plus proches plus brillants qui nécessiteront des caméras ultra rapides, etc… Quelle que soit la discipline choisie, le budget nécessaire pour faire de l’astrophotographie est très important.

De plus, si vous êtes débutant, je vous déconseille fortement de vous lancer dans la photo tout de suite. En effet, l'astrophotographie demande des connaissances en astronomie, en optique, en mécanique et en informatique (traitement des images, pilotage des télescopes). C'est aussi une discipline extrêmement chronophage, et trop souvent frustrante. Lisez donc les pages qui suivent à titre informatif !

Deux grands domaines d’imagerie existent : l’imagerie « planétaire » pour photographier les planètes, et l’imagerie « ciel profond », pour photographier les objets peu brillants situés au-delà du système solaire (nébuleusesgalaxies, …).

S’approcher des photos d’Hubble : c’est ce que vous permettra l’astrophotographie. Mais un équipement ne vous permettra pas de réaliser tous les types d’images. C’est comme avec les objectifs photos : n’espérez pas faire de la photo animalière avec un objectif grand angle.

L’astrophotographie, c’est pareil : pour chaque type d’image, il vous faudra un équipement spécifique. Car il existe une multitude d’objets dans le ciel : des petits qui nécessiteront beaucoup de focale, des très grands qui demanderont moins de focale, des lointains qui demanderont beaucoup d’heures de poses, des plus proches plus brillants qui nécessiteront des caméras ultra rapides, etc… Quelle que soit la discipline choisie, le budget nécessaire pour faire de l’astrophotographie est très important.

De plus, si vous êtes débutant, je vous déconseille fortement de vous lancer dans la photo tout de suite. En effet, l'astrophotographie demande des connaissances en astronomie, en optique, en mécanique et en informatique (traitement des images, pilotage des télescopes). C'est aussi une discipline extrêmement chronophage, et trop souvent frustrante. Lisez donc les pages qui suivent à titre informatif !

Deux grands domaines d’imagerie existent : l’imagerie « planétaire » pour photographier les planètes, et l’imagerie « ciel profond », pour photographier les objets peu brillants situés au-delà du système solaire (nébuleusesgalaxies, …)..."